How they escaped

This is what was found on the Internet by David Moncur. How his father and his navigator escaped after their Mosquito Mark XIII crashed…

 

Évasion d’aviateurs anglais

Le 19 septembre, à 4 heures du soir, un avion Mosquito volant bas atterrit brutalement dans un champ de choux dans le village de Langatte à La Chapelle des Marais. Je me suis précipité au secours des aviateurs. Je les ai cachés sous un pommier dont les branches pendaient jusqu’à terre, dans un fossé garni de ronces. Peu après, les Allemands, accompagnés de chiens policiers, effectuaient, en vain, des recherches autour du lieu de chute de l’appareil. Le lendemain, accompagné de Richard Wright et de Généreux Gautier (un résistant), je suis allé leur porter leur repas. Armand Moyon et Généreux Gautier emmenèrent les deux Anglais, habillés en civil et portant des outils, à travers les marais jusqu’au canal de La Chapelle où se trouvait le chaland de Gautier. Celui-ci les conduisit en pleine Brière (d’après les déclarations de Moyon). Ces deux aviateurs, les Lieutenants Woodruff et Moncur furent cachés pendant quelques jours dans une hutte de roseaux. Comme les roseaux alentour n’étaient pas encore coupés, on pouvait circuler sans être vu du sol. Mais les deux Anglais ne sortaient guère de leur cachette craignant d’être vus par des aviateurs allemands qui se seraient demandé pourquoi cette meule de roseaux était habitée (Interview de Richard Wright). Boceno, Meignan et moi, tous les trois F.T.P., nous les avons pris en charge au Pont de Pandille et convoyés à vélo jusqu’à Prinquiau (Interview de Jean Morice). Le Contel leur fit traverser les dernières lignes jusqu’à Lavau pour l’embarquement. Depuis deux jours, les Allemands exerçaient une surveillance active en face de Cordemais. Le passeur Moyon René et Bertreux Florentin transportèrent Le Contel et les deux aviateurs sur l’île de la Maréchale, puis de là, sur la rive sud de la Loire. Après avoir passé la nuit à Frossay dans le no man’s land, les trois français traversèrent les lignes jusqu’à Buzai et rencontrèrent les F.F.I. qui les conduisirent à l’État major américain à Nantes (Document AREMORS).


Translation by David Moncur

English airmen’s escape

On 19th September (1944) at four in the afternoon a Mosquito aircraft flying low came down hard (crash landed) in a field of cabbages in the village of Langatte at La Chapelle des Marais. I hurried to the aid of the airmen. I hid them beneath an apple tree whose branches hung down almost to the ground in a ditch covered by brambles. Shortly afterwards the Germans accompanied by police dogs tried without success to find them in the area around where the airplane had come down.

The next day, accompanied by Richard Wright and Généreux Gautier (of the Resistance) I went to bring them something to eat. Armand Moyon and Généreux Gautier led the two Englishmen dressed in civilian clothing and carrying tools across the marsh as far as the canal of La Chapelle where Gautier’s barge was located. This man led them into the middle of the Brière (in the words of de Moyon )

The two airmen, Lieutenants Woodruff and Moncur, were hidden for a few days in a reed hut. Since the reeds around them had not been cut, one could move around without being seen at ground level. But the two Englishmen scarcely moved from their hiding place fearing that they would be seen by German airmen who would ask themselves why this stack of reeds was inhabited (Interview with Richard Wright )

Boceno, Meignan and myself, all three of us FTP, took charge of them at Pont de Pandille and brought them by bicycle as far as Prinquiau (Interview with Jean Morice)

Le Contel managed their crossing of the last lines as far as Lavau for embarkation. For two days the Germans had been carrying out surveillance opposite Cordemais. The smuggler René Moyon et Florentin Bertreux carried Le Contel and the two airmen over to the Île de Maréchale then from there to the south bank of the Loire. After passing the night at Frossay in no man’s land, the three Frenchmen crossed the lines as far as Buzai and met up with the FFI who led them to the American military staff in Nantes.